Bonjour à tous,
Pour ce nouveau rendez-vous du « mercredi confiné » c’est Jean-Pierre qui nous propose une lecture. »La pompe à Jules ».
Un livre, pas banal, à la narration pleine d’humour sans négliger la profondeur du récit.
Je sais que certains (certaines) d’entre vous l’ont lu, l’ont apprécié c’est pourquoi nous voulons aujourd’hui le faire découvrir à un plus large public !
Et, puisque le soleil joue à cache-cache ces jours-ci et que le sable du Sahara s’invite sur nos plages et nos villes, restons à la maison au chaud avec un bon livre !
Bonne lecture à tous,
Sylvie pour l’Autan des Livres

Résumé
Quand Jules, le vautour fauve, se fait piéger tout au fond d’un canyon de Castille, il ne se doute pas que commence pour lui une extraordinaire aventure à son corps défendant, il va bientôt être chargé – avec l’aide de quelques congénères – de faire revivre les falaises d’une vallée jadis habitée par ses ancêtres. Par ses « Mémoires », où se mêlent humour, fantaisie et tendresse, Julio nous fait participer aux événements heureux ou dramatiques, qui surviennent dans la petite communauté des oiseaux pionniers : le réapprentissage du vol à voile après des années de détention, les parades aériennes et la voltige, les amours, les soucis et les fiertés de père de famille., la fréquentation des hommes volants… Ainsi au fil des pages, nous devenons les complices d’une joyeuse bande d’hurluberlus ailés – Eglantine, Horace, Pétronille et les autres -, des personnages pittoresques qui nous livrent, avec jubilation, la magie de leur vol. Tout au long de ces chroniques qui retracent, de « l’intérieur », l’opération de réintroduction des vautours dans les Grands Causses, l’auteur nous fait découvrir, par petites touches et dans un langage très imagé, quelques aspects étonnants des us et coutumes observés chez les oiseaux. Un roman d’aventures vécues d’une grande originalité, qui présente sous un jour nouveau des animaux souvent considérés comme peu fréquentables. Un récit qui vous donnera sûrement, à vous aussi, l’envie de voler…
Avis de lecteur :
Il s’agit en fait du premier volume d’une trilogie (vol bivouac pour un vautour et une libellule chez les vautours sont les deux volumes suivants).
Toute la trilogie tourne autours des mêmes acteurs, Jules et son narrateur qui vont au cours des histoires rencontrer d’autres habitants des lieux.
Tout au long des trois tomes, le lecteur va suivre l’évolution de la colonie, et par le biais des diverses péripéties vécues par Jules et ses compagnons, va partir en vol à voile à la découverte de la vie sauvage sur le causse. Ce sont les échanges entre l’oiseau et un randonneur-naturaliste un peu bizarre rencontré dans les falaises — bizarre puisque capable de converser avec lui — qui seront relatés au lecteur. Le « fil rouge » reliant ces trois tomes est en grande partie la pratique du vol animal, tant chez les oiseaux que dans d’autres groupes, le vol étant le thème de prédilection de l’auteur.
Ce que j’ai particulièrement apprécié c’est la façon dont l’auteur nous fait part de ses préoccupations, sous son langage familier et populaire par lequel, par petites touches et dans un langage très imagé le « traducteur » de Jules met son humour au service de la cause animale, ce récit cache un monde de connaissances scientifiques précises, pleines d’intérêt, et se lit avec plaisir.
