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Le bal des folles – Victoria Mas

Bonsoir à tous,

Beaucoup d’entre vous doivent attendre notre rendez vous… me voilà, me voilà !  Juste le temps que mon ordinateur fasse (justement au moment où je voulais vous envoyer le message) sa mise à jour (que je ne lui ai pas demandée !)

Le livre que je vous présente aujourd’hui a été écrit par Victoria Mas, la fille de la chanteuse Jeanne Mas. Elle a 31 ans et signe avec « le bal des folles » son premier roman. Ce roman a obtenu en 2019 le prix Renaudot des lycéens (Prix Stanislas  Prix Patrimoines  Prix Première Plume)

Ce livre, je ne l’ai pas aimé, je l’ai adoré ! 

Puisse-t-il vous plaire autant qu’à moi !

Bonne lecture, un gros bisou de loin….. et… à mercredi !!!

Sylvie pour l’Autan des Livres

Le bal des folles

Résumé

Très beau roman qui remue et pousse à la réflexion sur la condition féminine au 19ème siècle.

Nous sommes à Paris en février 1885, à la Salpêtrière. C’est là qu’en mars aura lieu le bal de la mi-Carême, celui que l’on nomme « Le bal des folles », un moment qu’attendent avec impatience les pensionnaires.

Ce bal c’est l’occasion d’avoir l’impression de vivre normalement, d’être libre, d’être l’objet d’attentions. Ce bal c’est tout simplement l’occasion d’exister, d’être vues car le tout Paris se presse pour voir « Les Folles », les voir de près vivre une crise d’hystérie par exemple.

Ce bal n’est qu’un prétexte pour notre primo-romancière qui nous parle ici avant tout d’humanité et de la condition féminine de la femme au 19ème car c’est bien de cela qu’il s’agit du fait de ne pas pouvoir choisir son destin, sa place. C’est la société patriarcale qui décide et conduit femme, fille dans ce qui était anciennement et reste une prison pour femmes. Les choses ont un peu changé avec l’arrivée du professeur Charcot, un des premiers neurologues qui étudient et exhibent ses sujets en cours publics.

Ces femmes hystériques, épileptiques, maniaco-dépressives, schizophrènes ou tout simplement abandonnées et oubliées de leur famille car elles refusaient l’autorité. Ces femmes perdant leur identité, leur passé uniquement parce que des hommes l’ont décidé, que ce soit au niveau familial ou médical, la femme n’a pas sa place.

Qui sont-elles ? Elles ont victimes d’abus, de violences, elles contredisent l’autorité ou veulent simplement vivre pleinement leur vie. Si saines d’esprit, elles étaient en arrivant, la limite à franchir pour devenir « folles » est infime en vivant enfermées dans ces murs, humiliées, privées de toute liberté.

Victoria Mas nous dresse de jolis portraits féminins, celui de Louise, jeune fille de 16 ans, enfermée il y a trois ans suite au viol par son oncle, elle espère rencontrer l’amour et le mariage et sortir d’ici.

Celui d’Eugénie Cléry, fille de notaire, éprise de liberté, qui victime de son don – ce qu’elle comprend après la lecture de « Le livre des esprits » de Allan Kardec – celui de converser avec les morts, est enfermée par son père.

Enfin une femme importante, Geneviève, infirmière qui a passé sa vie à veiller sur « les folles » jouera un rôle important et retrouvera de l’humanité au contact d’Eugénie.

Un premier roman qui marque, qui fait réfléchir sur la condition des femmes, et les débuts de la psychiatrie. Une belle plume, bien documentée, qui sait faire monter une tension au fur et à mesure de la préparation du bal. Une plume à suivre.