
L’écrivaine des « Années » est la seizième Française et la dix-septième femme à recevoir le prix de l’Académie royale des sciences suédoise.
Dans son œuvre, Annie Ernaux pratique l’autobiographie (terme qu’elle récuse pourtant) pour dire une histoire, des sensations, des émotions communes.
Une œuvre admirable par sa constance, s’attachant phrase après phrase, livre après livre, à tenter d’élucider le réel, à accéder à la compréhension et à l’expression d’une vérité sur l’existence autrement inaccessibles.
Des « Armoires vides » à « Mémoire de fille » en passant par « La Place » et « l’Evénement » ou encore « Regarde les lumières, mon amour » l’écrivaine a très largement contribué à faire évoluer la littérature française.
Elle écrit de la même manière sur des sujets considérés comme indignes de la littérature, tels l’avortement, le RER, les supermarchés, et sur d’autres, tenus pour plus nobles – le temps, la mémoire, l’oubli. Son écriture est dite « plate » car refusant toute fioriture autour de la phrase.
