
Résumé
Ce livre retrace les derniers moments de la vie du grand poète espagnol Federico Garcia Lorca, depuis son arrestation à Grenade, le 16 août 1936, jusqu’à son exécution, le 17, par un escadron où figure un parent de son père. Avec cette enquête implacable, Miguel Caballero Pérez éclaire comme jamais la guerre d’Espagne.
Finalement, qui a tué Lorca ?
Un imbroglio de passions familiales nourries par des intérêts plus vastes, politiques, sociaux. La dernière pièce du poète, la maison de Bernarda Alba les étale avec l’imprudence de son génie. Celle qu’on appelait « la Bienveillante » ne lui a pas non plus pardonné, en 1928, sa Romance de la garde civile espagnole qui prophétise le rôle de ce corps soudé à Franco. Alors Grenade, surchauffée par le soulèvement franquiste, l’assassine.
Pourquoi assassine -t-on un poète ? Cette question nous a paru d’une actualité totale. On assassine un poète parce qu’il crée !
C’est ce que révèle l’enquête exemplaire de Miguel caballero Pérez. En livrant un à un les noms, les biographies de tous les acteurs impliqués à divers degrés dans ce drame, l’historien andalou, qui fit appel autant à une baguette de sourcier qu’au meilleur spécialiste de la localisation des fosses communes de la guerre civile espagnole, décortique minutieusement la mécanique qui conduit au fascisme, à la haine, à la guerre. Surtout, transgressant tous les interdits idéologiques – « Je suis un libertaire idéaliste » répétait Federico qui n’a jamais adhéré à un parti politique
Sylvie Crossman journaliste et éditrice Jean-Pierre Barou auteur et éditeur
L'auteur
Miguel Caballero Pérez, né dans la région de Malaga le 25 avril 1959, est historien et membre fondateur de l’Institut d’études historiques du sud de Madrid. En collaboration avec l’université Carlos III de Madrid, il a mené de nombreuses enquêtes historiques avec pour cadre l’Andalousie et pour thème de prédilection le poète Federico Garcia Lorca, sur qui il a écrit plusieurs livres.
